priver

priver [ prive ] v. tr. <conjug. : 1>
• 1307; lat. privare
1Empêcher (qqn) de jouir d'un bien, d'un avantage présent ou futur; lui ôter ce qu'il a, lui refuser ce qu'il espère. déposséder, frustrer, sevrer, spolier. Priver un héritier de ses droits. déshériter. Être privé de sommeil. Civils privés de nourriture et de médicaments. « Je suis très fâchée, ma belle, et d'être privée du plaisir de vous voir, et de la cause de cette privation » (Laclos). (Sujet chose) La peur le prive de tous ses moyens. enlever. La panne a privé la ville d'électricité. (Pass.) « L'amour est privé de son plus grand charme quand l'honnêteté l'abandonne » (Rousseau). Plante privée d'eau.
Enlever à (qqn) par châtiment, punition. Priver qqn de ses droits civiques, de sa nationalité. déchoir. « Je continue à ne pas voir pourquoi on priverait un être humain de liberté » (A. Breton). Tu seras privé de télévision.
Enlever à. « le duel est affreux, surtout lorsqu'il [...] prive la société d'un de ces hommes rares » (Chateaubriand).
2 ♦ SE PRIVER v. pron. réfl. Renoncer à qqch. volontairement. se refuser. Il se prive de tout. Se priver de nourriture (cf. Se serrer la ceinture). (Négatif) Elle ne se prive pas de vous dénigrer : elle vous dénigre souvent. — Absolt S'imposer des privations. Il n'aime pas se priver. « Ils essayaient de se priver; mais ils ne savaient pas » (R. Rolland).
⊗ CONTR. Donner, fournir, gratifier, nantir. ⊗ HOM. Privé.

priver verbe transitif (latin privare) Ôter à quelqu'un la jouissance d'un droit, d'un bien : Priver un condamné de ses droits civiques. Ôter à quelqu'un l'usage d'une faculté, la lui faire perdre : L'accident l'a privé de l'usage de la parole. Faire que quelqu'un, quelque chose manque de quelque chose, qu'il n'en dispose plus : La panne a privé la ville d'électricité. Refuser à quelqu'un ce qu'il désire, aime, par mesure de rétorsion : Priver un enfant de télévision. Frustrer quelqu'un d'un plaisir, d'une joie, être la cause de ce qui est éprouvé comme un manque : Cela me privera du plaisir de vous voir. Créer chez quelqu'un un manque, une privation : Cela ne vous prive pas de ne plus fumer ?priver (homonymes) verbe transitif (latin privare) privé adjectif privé nom masculinpriver (synonymes) verbe transitif (latin privare) Ôter à quelqu'un la jouissance d'un droit, d'un bien
Synonymes :
Contraires :
Faire que quelqu'un, quelque chose manque de quelque chose, qu'il n'en dispose...
Synonymes :
- dépouiller
Créer chez quelqu'un un manque, une privation
Synonymes :

priver
v.
rI./r v. tr. Enlever à qqn ce qu'il a, ne pas lui donner ce qu'il espère. Priver un enfant de dessert. Un avantage dont il a été privé.
rII./r v. Pron.
d1./d Se refuser un avantage, un plaisir. Il se prive du nécessaire.
d2./d S'abstenir de. Il ne se prive pas de critiquer son patron.
d3./d Absol. Faire des sacrifices. Il se prive pour élever ses six enfants.

⇒PRIVER, verbe trans.
A.Vieilli. Apprivoiser. On vient de m'apporter un jeune pigeon que je veux garder, et priver, et caresser (E. DE GUÉRIN, Journal, 1837, p.133). C'est le martin-pêcheur (...) L'hirondelle, le merle à priver plus facile (POMMIER, Océanides, 1839, p.16).
B. —[Le compl. d'obj. dir. désigne une pers.]
1. Priver qqn de qqc. Empêcher quelqu'un de posséder quelque chose, de jouir de quelque chose, lui ôter ce dont il dispose; lui refuser ce qu'il attend. Synon. déposséder, dépouiller.
[Le suj. désigne une pers.] L'amour qu'elle t'a volé, il faut que je te le rende!... Ne dis pas que c'est impossible! Car cet amour dont elle nous a privés tous les deux, il est en moi, tout neuf, prêt à être donné! (LENORMAND, Simoun, 1921, 9e tabl., p.102). V. admirateur ex. 7.
♦[Sans compl. second.] Et je possédais les moyens victorieux de répondre, et j'aurais gardé le silence! Et j'aurais attendu!... Et pour quelques légères considérations, j'aurais privé les contemporains avides! Non (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t.2, 1823, p.241).
♦[Sans compl. d'obj. dir.] Une continuelle mise en question de tout prive du pouvoir de procéder par opérations séparées, oblige à s'exprimer par éclairs rapides (G. BATAILLE, Exp. int., 1943, p.54).
[Le suj. désigne un inanimé concr. ou abstr.] La haine qu'il portait au connétable l'aveuglait et le privait de toute raison; il regrettait toujours de ne point l'avoir fait mourir (BARANTE, Hist. ducs Bourg., t.1, 1821-24, p.375). Le manque d'argent me privait d'une multitude de choses agréables, que n'apprécient pas toujours ceux qui peuvent se les procurer (A. FRANCE, Vie fleur, 1922, p.482).
En partic. [En manière de châtiment, de sanction] Priver de sortie. Sans doute Votre Excellence a pesé dans sa sagesse la force des motifs qui la déterminent à un acte aussi important que celui de me priver ainsi de ma liberté, sans aucune forme judiciaire préalable, sans même qu'on m'ait dit pourquoi (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t.2, 1823 p.493). Ce garçon dont on parle dans le journal, ils l'ont porté dans leurs bras, ils l'ont privé de dessert, ils savent bien que ce n'était pas un enfant extraordinaire (MAURIAC, Journal 1, 1934, p.73).
Rare, vieilli. Priver (qqn) de + inf. Parmi les maux que produisent les révolutions, un des plus tristes sans doute est celui de priver d'être bon (MAINE DE BIRAN, Journal, 1815, p.89).
2. Priver qqn de qqn. Enlever, retirer à quelqu'un la présence d'une personne nécessaire ou à laquelle il est attaché. Priver une mère de son enfant. M. Gillenormand (...), pour des motifs stupides, l'avait arraché sans pitié au colonel, privant ainsi le père de l'enfant et l'enfant du père (HUGO, Misér., t.1, 1862, p.758). Il y a eu, il est vrai, dans les années qui précédèrent le mariage, d'assez vilaines manoeuvres de chantage de la part de la femme; elle privait Swann de sa fille chaque fois qu'il lui refusait quelque chose (PROUST, J. filles en fleurs, 1918, p.466).
En partic. [Le compl. d'obj. dir. désigne un pays] Les journaux furent assez unanimes pour regretter un événement qui privait la patrie d'un chef dont la bonne volonté avait toujours été reconnue (GOBINEAU, Pléiades, 1874, p.349). Sa mort héroïque [du colonel des Vallières], survenue le 28 mai 1918, à la tête de la 151e division d'infanterie, a privé la France d'un de ses futurs grands chefs (JOFFRE, Mém., t.2, 1931, p.171).
C. —[Le compl. d'obj. dir. désigne un inanimé concr. ou abstr.] Enlever, supprimer à une chose une ou plusieurs de ses caractéristiques, un ou plusieurs de ses avantages, la démunir, lui retirer quelque chose de nécessaire. Malgré la vénération et l'amour que je lui porte, je ne balance pas à dire qu'il a privé ses églogues de leur plus grand charme, en en bannissant les femmes (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p.119). Il n'y aura rien de comparable dans le monde entier, et à cause d'un prince (...) vous voudriez empêcher ce projet de se réaliser? Et priver Paris de sa plus grande curiosité? (QUENEAU, Pierrot, 1942, p.155).
D.Empl. pronom. réfl.
Vieilli. S'apprivoiser. (Dict. XIXe et XXes.).
Se priver de + subst.; se priver de + inf. Renoncer à quelque chose volontairement, refuser quelque chose. Se priver d'un plaisir; se priver des services de qqn; se priver de dîner, de manger. Moi, qui n'ai pas la foi, qui ai souvent manqué de tout et qui sais aujourd'hui me priver de tout, même de fumer et de boire, je puis certifier que la pauvreté est une grande force spirituelle, à condition d'être réellement démuni de tout (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p.201):
♦ ... lorsque j'ai renoncé pour toi aux bals et aux soirées, c'était simplement de l'ennui que je m'épargnais, ce n'était pas un sacrifice que je te faisais, il n'y a de sacrifice à se priver d'une chose que lorsque la chose dont on se prive faisait éprouver du plaisir.
HUGO, Lettres fiancée, 1820, p.18.
Se priver sur + subst. Se priver sur la nourriture. [Mes parents] ont toujours réglé d'avance. Jamais un sou de dette. Même au milieu des pires déboires. À Courbevoie seulement à force de soucis et de se priver sur bien des choses, ma mère s'est mise à tousser (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p.58).
Empl. abs. S'imposer des privations. Je n'avais pas besoin d'un cadeau pour savoir que tu pensais à notre anniversaire. Si tu m'avais acheté quelque chose, il aurait fallu encore se priver ce mois-ci (ARLAND, Ordre, 1929, p.347). V. liarder ex. de Rolland.
Ne se priver de rien. Bien sûr que non! Tout cet argent-là, les deux vieilles en font un magot, qu'elles cachent. Et elles ne se privent de rien, je vous assure; seulement, elles lui font des scènes lorsqu'il s'achète des boules de gomme! (MARTIN DU G., Thib., Belle sais., 1923, p.895).
Fam. [En tournure nég.] Ne pas se priver de + inf. Ne pas manquer de, ne pas s'abstenir de. Les clients de l'étude ne se gênaient pas plus devant lui qu'on ne se prive de parler en présence d'une douzaine d'huîtres (ABOUT, Nez notaire, 1862, p.122). Elle me rappelait que je me voyais déjà pape, académicien, empereur! Et comme je n'étais rien de tout ça: il y avait de quoi rire. Elle ne s'en privait pas et finalement elle m'a foutu dehors (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p.148).
REM. Privateur, -trice, adj., rare. Qui prive. Doctrine du péché: étant capable de tout le mal n'en rien faire, et voilà le bien; volonté privatrice —je n'aime point cela (GIDE, Réflex. litt. et mor., 1897, p.414).
Prononc. et Orth.:[], (il) prive []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.1. Ca 1300 «ôter à quelqu'un, à quelque chose un bien, un avantage» (Gloss. rom., ms. Bibl. royale, 9543 ds T.-L.); 2. 1538 se priver de «renoncer à l'usage de quelque jouissance» (EST., s.v. praecludere); 1819 se priver «s'imposer des privations» (BOISTE). Empr. au lat. privare «écarter de, ôter de, dépouiller». Fréq. abs. littér.:1357. Fréq. rel. littér.:XIXes.: a) 2142, b) 1595; XXes.: a) 1631, b) 2105.

1. priver [pʀive] v. tr.
ÉTYM. 1307; lat. privare.
Empêcher (qqn) de jouir d'un bien, d'un avantage présent ou futur ( Déposséder, dépouiller, destituer); enlever à (qqn) ce qu'il a ou lui refuser ce qu'il espère, ce qu'il attend. || Priver qqn de qqch. || Les biens dont on prive injustement autrui. Frustrer (→ Dépens, cit. 6). || Priver un héritier de ses droits. Déshériter (→ Majorat, cit.). || Priver qqn d'une partie de ses ressources ( Appauvrir).Être privé de sommeil (→ Café, cit. 3). || Je suis très fâché (cit. 16) d'être privé du plaisir de vous voir (→ aussi Idiot, cit. 10). || « Qu'une mauvaise honte (cit. 39) ne te prive point d'un secours… » (Lesage).Elle veut que je m'éloigne (cit. 9) pour me priver de sa vue. Sevrer. || Priver les enfants de toute intimité avec leurs pères (→ Morgue, cit. 1). || La peur le prive de tous ses moyens. Enlever.(Avec un nom de chose personnifiée pour objet). || On ne saurait priver la vie d'idéal (2. Idéal, cit. 8). || Une mauvaise politique avait privé le pays de ses moyens de défense (→ Incroyable, cit. 13). || L'amour est privé de son plus grand charme quand l'honnêteté (cit. 11) l'abandonne (Rousseau).
1 Il (Leibniz) pose des définitions exactes qui le privent de l'agréable liberté d'abuser des termes dans les occasions.
Fontenelle, Éloge de Leibniz, Œ. compl., t. VI, p. 455.
2 Le vin prive l'homme du gouvernement de soi-même (…)
Baudelaire, les Paradis artificiels, « Mangeur d'opium », III.
2.1 Deux plaisirs qu'il regretta toujours d'avoir découverts si tard, presque au moment de partir, car il pensait que, connus plus tôt, ils auraient donné un charme infini à son séjour à Réveillon. Peut-être se trompait-il et ne les goûta-t-il au contraire si vivement que parce qu'il se savait au moment d'en être privé.
Proust, Jean Santeuil, Pl., p. 498.
Spécialt. Enlever à (qqn) par châtiment, punition. || Jugement qui prive un délinquant de sa liberté ( Captif), de ses droits civiques ( Déchoir). || L'exil (cit. 4) privait les grands criminels de leur patrie. || Ennemi privé de funérailles (cit. 1), de sépulture (→ aussi Épisode, cit. 1). || Être privé de ses biens par l'excommunication (cit. 2). Désapproprier.Priver de son poste un fonctionnaire indélicat. Destituer.Pensionnaire privé de sortie. || Tu seras privé de dessert, petit garnement !
3 Que si d'impardonnables égarements ont motivé la suppression du dessert, il adopte une façon fort noble et même dédaigneuse de regarder, sans rien demander, les friandises dont le voici privé.
G. Duhamel, les Plaisirs et les Jeux, p. 68.
4 (…) selon moi tous les internements sont arbitraires. Je continue à ne pas voir pourquoi on priverait un être humain de liberté.
A. Breton, Nadja, p. 182.
Par ext. (Le compl. désigne une personne dont on déplore l'absence, la mort). Enlever à. || Duel (1. Duel, cit. 4) qui prive la société d'un homme d'élite.
——————
se priver v. pron. réfl.
(1538). || Se priver de… : renoncer à (qqch.), s'en passer volontairement. Refuser (se). || Pauvres gens qui se privent de tout (→ Assurer, cit. 13). || Se priver d'un bonheur (→ Acoquinement, cit. 2), de bien des douceurs (→ Pessimiste, cit. 2), du plaisir de faire qqch. (→ Fourrager, cit. 7). || Je me verrai dans l'obligation de me priver de vos services (→ Place, cit. 42). || Se priver d'un moyen de défense. Démunir (se).(Avec l'inf.). || Il ne peut se priver de fumer. Abstenir (s').Absolt. S'imposer des privations, des sacrifices (→ Liarder, cit.). || Se priver sur la nourriture (→ fam. Faire ballon, se bomber, se serrer la boucle, se mettre la ceinture, la tringle…). || Mère qui se prive pour son enfant. Dépouiller (se);fam. S'arracher, s'ôter les morceaux, le pain de la bouche, se saigner aux quatre veines.
5 Ils essayaient de se priver; mais ils ne savaient pas : c'est une science, qu'il faut bien des années d'épreuves pour apprendre, quand on ne l'a point pratiquée depuis l'enfance. Ceux qui ne sont pas économes, de nature, perdent leur temps à vouloir l'être : dès qu'une nouvelle occasion de dépenser se présente, ils y cèdent; l'économie est toujours pour la prochaine fois (…)
R. Rolland, Jean-Christophe, Antoinette, p. 865.
Loc. Ne pas se priver de… (et l'inf.) : faire (qqch.) sans contrainte, sans se gêner. || Elle ne se prive pas de te critiquer (→ Ne pas se faire faute de, ne pas se gêner pour).
6 Le Vieux, je te l'ai dit souvent, déteste les politiques et ne se prive pas de répandre en paroles son dédain et son animadversion.
G. Duhamel, Chronique des Pasquier, VI, XVII.
——————
privé, ée p. p.
ÉTYM. (V. 1370).
1 Qui n'a pas ou qui n'a plus, qui manque de… Démuni (de), dénué (de), dépourvu (de). || Personne privée de l'ouïe et de la parole ( Sourd-muet), de la vue ( Aveugle). || Âmes privées de la grâce (→ Apologie, cit. 4).Maison privée de jardin (→ Partager, cit. 23). || Plante privée d'eau. Sans. || Des hommes privés d'imagination (→ Apte, cit. 3).
7 Les hommes (…) souffrent parce qu'ils sont privés de ce qu'ils croient être un bien, ou que, le possédant, ils craignent de le perdre (…)
France, Thaïs, p. 35.
8 (…) j'étoufferai là maintenant, comme une plante privée de soleil (…)
Loti, Aziyadé, IV, XXVI.
2 Qui n'a plus, qui a perdu (cit. 11)… Sans. || Corps privé de vie (→ Gésir, cit. 1). || Elle restait privée de conscience (→ Inhiber, cit. 3), de voix. || Se trouver privé de ses rentes (→ Fureur, cit. 15). || Pays privé de ses forces navales (→ Liquider, cit. 3). || Christianisme privé de son essence (→ Désosser, cit. 2).
9 (…) vous me parlez de vos cheveux ! Je ne puis, moi, vous rien dire des miens, car me voilà bientôt privé de cet appendice.
Flaubert, Correspondance, 498, 2 oct. 1856.
CONTR. Donner, fournir, garnir, gratifier, munir, nantir. — Empiffrer, gaver, gorger, nourrir.
DÉR. (Du même rad.) Privatif, privation.
HOM. 1. Privé, 2. privé, 2. priver.
————————
2. priver [pʀive] v. tr.
ÉTYM. XVe; v. 1130, au p. p.; de 1. privé.
Vx. Apprivoiser. || Priver un renard.Pron. (Passif). || Animal qui se prive difficilement.
——————
privé, ée p. p. adj.
Vx. Qui est apprivoisé (cit. 1). || Cygne privé (→ Habituel, cit. 4).
0 Tel jeune prêtre (…) ayant offert un lapin privé à la servante d'un vieux curé, il avait obtenu d'être demandé pour vicaire (…)
Stendhal, le Rouge et le Noir, I, XXVII.
HOM. 1. Privé, 2. privé, 1. priver.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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